Martine Camillieri : artiste engagée pour l’écologie et l’économie circulaire

Depuis 2000, cette ancienne publicitaire multiplie projets et actions artistiques pour éveiller les consciences à la cause de l’écologie et de l’économie circulaire.

Martine Camillieri fait partie de ces personnes au parcours atypique. Ancienne publicitaire, elle se reconvertit dans l’art en 2000. Elle décide alors de dédier son travail à l’écologie, au recyclage et à la lutte contre le gaspillage. Une démarche complète d’artiste engagée.

Valoriser les déchets grâce au surcyclage

Militante du surcyclage, Martine Camillieri se livre à toutes sortes d’expérimentations pour donner une seconde vie aux déchets, détournant leurs usages et les utilisant dans de nouvelles créations.

Parmi ses nombreuses réalisations, peut-être avez-vous déjà croisé dans une exposition ou une boutique ses « camions-bidons » (créés à partir de flacons ménagers), ses « lustres-dînettes » (de vieux luminaires restaurés avec des jeux d’enfants) ou encore ses carnets à spirale dont les couvertures sont d’anciens sacs de shopping de marque de luxe.

Grand Paris Express : lutter contre le gaspillage alimentaire

Martine Camillieri s’engage également pour la lutte contre le gaspillage alimentaire. En 2007, par exemple, elle organise un buffet 100 % biodégradable pour fêter les dix ans de la Maison des Arts de la ville de Malakoff, dans laquelle elle vit et travaille. Les hôtes y dégustent leur repas dans une feuille de chou, utilisent des tiges de blé en guise de pailles et disposent tous d’un sac en papier dans lequel ils sont invités à stocker leurs déchets pour en faire du compost.

Nouvelle expérimentation le 4 juin 2016. À l’occasion du lancement des travaux du Grand Paris Express ‒ un chantier qui se veut respectueux de l’environnement –, Martine Camillieri est invitée à organiser le « tout petit dîner zéro déchet ». Une réception dans laquelle tout se mange, y compris la vaisselle et à l’issue de laquelle le mobilier est transformé en poulailler pour la ferme urbaine de Malakoff.

L’art, un levier pour éveiller les consciences

Martine Camillieri considère son art comme un levier pour éveiller les consciences. En témoigne par exemple son projet « alerte orange », qui dénonce les dangers du plastique pour la planète. Dans le pré de sa maison en Normandie, elle a installé en 2011 un mini-temple d’objets en plastique orange. Son objectif : faire en sorte que la structure soit photographiée régulièrement pendant quatre cents ans, c’est-à-dire pendant toute la durée nécessaire à la dégradation du plastique dans la nature.

À travers ses nombreuses actions, Martine Camillieri donne une nouvelle dimension à la notion d’artiste engagé, pour qui l’économie circulaire et l’écologie nécessitent un combat quotidien.

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