Ce livre peut littéralement sauver des vies

The Drinkable Book n’est pas un livre comme les autres. S’il devient un best-seller, il pourrait sauver des millions de vies.

À première vue, le Livre à boire ressemble à un manuel de prévention sur les dangers de l’eau non potable, avec des conseils d’hygiène comme ne pas jeter d’ordures dans les points d’eau. Mais cet ouvrage est imprimé sur un papier très spécial.

Water is Life

Ce papier, épais et orange, contient des nanoparticules d’argent dont les ions détruisent les bactéries présentes dans l’eau non potable, responsables de maladies comme le choléra, l’hépatite A ou la typhoïde.
La chimiste Theresa Dankovich a développé ce procédé de filtrage de l’eau à l’université McGill il y a quelques années. C’est après avoir vu une vidéo de Theresa sur YouTube que Brian Gartside, un designer de 26 ans qui travaille avec l’ONG Water is Life, a eu l’idée de créer le Livre à boire. Il l’a conçu comme un objet à double emploi, un outil éducatif en même temps qu’un instrument de filtrage.

Le papier mis au point par Theresa diminue de 99,9 % le nombre de bactéries dans l’eau, une qualité comparable à celle de l’eau du robinet dans les pays développés. Le livre est fourni avec un kit très facile à mettre en place. Chaque filtre peut être réutilisé durant une trentaine de jours. Au total, le Livre à boire peut purifier suffisamment d’eau pour une personne pendant quatre ans.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le coût de fabrication de ce papier filtre est assez peu élevé à grande échelle (quelques centimes par page). Une première édition du Livre à boire, en anglais et en swahili, est déjà en cours de test au Kenya. Le livre de Brian Gartside et Theresa Dankovich sera plus largement diffusé en Afrique, en Inde et en Haïti dès 2015.

C’est une bonne nouvelle pour les millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Chaque année, 3,4 millions d’individus meurent des suites de maladies causées par une eau impure. Selon l’organisation Water is Life, la plupart des personnes qui boivent de l’eau non potable ne savent pas que cela peut leur être fatal, d’où l’importance cruciale du rôle préventif du Livre à boire.

En savoir plus :

- Le site du projet The Drinkable Book
- Le site de l’ONG Water is Life
- The Drinkable Book sur Sparknews

 

Image principale : Crédits: Brian Gartside

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