Phototheque VEOLIA - Stephane Lavoue

Cotraiter les déchets pour produire de l’énergie

Boues d’épuration + déchets organiques = énergie verte. C’est l’équation prometteuse que Veolia a réussi à mettre en place dans sept stations d’épuration en Hongrie.

Lorsqu’ils sont « codigérés » avec d’autres, les déchets des stations d’épuration ont un fort potentiel énergétique.

Lors du traitement des eaux usées, les stations d’épuration produisent des résidus composés de matières organiques et minérales. Ce sont les boues d’épuration, dont la quantité croissante constitue une préoccupation écologique. Pour les réduire, les moyens les plus utilisés aujourd’hui sont l’épandage et l’incinération. Mais il existe une autre solution : les exploiter pour produire de l’énergie verte !

Le principe est simple : il suffit de mélanger les boues avec des déchets organiques, puis de stocker le tout dans des digesteurs. En fermentant, la mixtion produit du « biogaz », une substance composée essentiellement de méthane et de dioxyde de carbone, qui ‒ une fois enflammée ‒ constitue un excellent combustible. En somme, lorsqu’ils sont « codigérés » avec d’autres, les déchets des stations d’épuration ont un fort potentiel énergétique.

Si cette solution a été envisagée par bon nombre d’industries, beaucoup se sont heurtées à un problème de taille : la récupération des déchets organiques. En effet, comment isoler ces derniers (restes de nos assiettes, aliments périmés, rejets de l’industrie agroalimentaire, etc.) de leurs composants non biodégradables (emballages plastique, métaux lourds, polluants, etc.) ?

C’est ici que Veolia innove. L’entreprise a mis au point la technologie « Ecrusor », un système qui permet simultanément de broyer et séparer résidus organiques et résidus non biodégradables.

Le dispositif a été mis en place en 2007 dans les stations d’épuration hongroises de Pécs et de Budapest. Les déchets organiques récupérés par Ecrusor et mélangés aux boues d’épuration produisent pas moins de 28 000 m3 de biogaz chaque jour. C’est-à-dire, assez de combustible pour que les stations soient autosuffisantes en énergie.

Ecrusor ouvre donc la voie aux industries de demain. Des industries capables de mieux gérer leurs déchets tout en produisant leur propre énergie… mais aussi, pourquoi pas, celle des autres dans l’avenir ?

Image principale : Phototheque VEOLIA - Stephane Lavoue

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