Aquarena Arras - Photothèque VEOLIA - Jean-François Pelegry

Energido : chauffer les piscines avec les calories des eaux usées

Des centres aquatiques et des espaces de baignade chauffent leurs bassins grâce à un procédé de récupération de la chaleur contenue dans les eaux usées.

Grâce au procédé Energido qui exploite la chaleur des eaux usées, des piscines municipales peuvent être alimentées en énergie 100 % renouvelable et toujours disponible.

À Arras, au sud de Lille, plaisir aquatique se conjugue désormais au pluriel. Derrière les vagues d’une façade aux parois transparentes et aux éclairages colorés, se cache Aquarena : un complexe sorti de terre à l’été 2012 qui abrite espace aquatique, spa, hammam, sauna… Là, chaque année, environ 240 000 visiteurs se pressent dans un espace de 4 000 m² de bien-être et de vitalité. Pour chauffer les bassins, un procédé ingénieux a été développé : il consiste à récupérer les calories présentes dans les eaux usées de la communauté urbaine.

Transférer les calories des eaux usées vers une pompe à chaleur

Développée par Veolia, la solution utilisée s’appelle Energido. Son fonctionnement est plutôt simple. Une partie des eaux usées de la communauté urbaine d’Arras sont dérivées vers un échangeur thermique. Ce système permet de transférer la chaleur d’un fluide vers un autre sans le mélanger. Ce second fluide, appelé caloporteur, transporte les calories qu’il a récupérées vers une pompe à chaleur, qui chauffe l’eau des bassins d’Aquarena.

Moins de gaz exploité pour moins de CO2 rejeté

Le centre aquatique se chauffe ainsi grâce à une source d’énergie renouvelable, permanente, et donc stable – contrairement au solaire ou à l’éolien qui eux sont intermittents (ils ne produisent pas en permanence la même quantité d’énergie). Au total, 75 % des besoins annuels en énergie d’Aquarena sont couverts, ce qui évite de recourir à une énergie fossile telle que le gaz. La mise en place du système Energido permet une réduction annuelle des émissions de gaz à effet de serre de 60 %, ou l’équivalent de 280 tonnes de CO2.

Des médailles d’or aussi chauffées aux eaux usées

Particulièrement intéressant pour les bâtiments qui doivent produire beaucoup de chaleur, ce procédé de valorisation des eaux usées a aussi été utilisé dans le très select Cercle des nageurs de Marseille (CNM). Dans cette piscine maintenue toute l’année à 27 °C où viennent s’entraîner des champions tels que Camille Lacourt et Florent Manaudou, la réutilisation des eaux chaudes sanitaires a permis une économie de 35 % sur la facture annuelle d’énergie. Ce sont également 230 tonnes de CO2 qui ne sont pas émises chaque année.

Image principale : Aquarena Arras - Photothèque VEOLIA - Jean-François Pelegry

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