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Grâce au Beaufort, l’électricité emprunte aussi la Voie lactée !

Grâce à une usine de valorisation couplée à une unité de méthanisation, des résidus de fabrication du fromage contribuent à alimenter 1 500 foyers en électricité.

Chez Savoie Lactée, on utilise un traitement biologique par méthanisation. Conséquence : le petit-lait devient de l’énergie !

En Savoie, si on n’a pas de pétrole, on a du fromage et de bonnes idées. D’abord, il y a eu les moines cisterciens de Notre-Dame de Tamié, qui ont transformé par méthanisation le petit-lait de leur fromage en biogaz. Aujourd’hui, celui-ci chauffe l’eau de leur abbaye du xiie siècle.

Maintenant, c’est au tour de l’Union des producteurs de Beaufort de plonger dans le grand bain du petit-lait valorisé. Grâce à Savoie Lactée, leur usine de méthanisation flambant neuve qui a poussé sur les terres d’Albertville, ces sept coopératives réunies réussissent un triple pari écologique : limiter leur empreinte carbone, valoriser le sous-produit de leur fabrication pour ne pas le jeter, et fournir de l’électricité verte.

800 000 kilomètres en camion économisés

À l’origine, ces fromagers souhaitaient valoriser eux-mêmes le lactosérum – le fameux petit-lait – pour en faire une source de revenus. Aujourd’hui, c’est chose faite. Dans les cuves rutilantes de Savoie Lactée, il devient beurre, ricotta ou poudre de lactosérum.

D’autre part, la relocalisation du traitement de ce petit-lait a mis fin aux 800 000 kilomètres de trajets en camion qui étaient nécessaires chaque année pour assurer cette valorisation à Verdun, dans la Meuse. Résultat : au moins 1 000 tonnes équivalent carbone par an sont désormais évitées. Et ce n’est pas tout.

Du petit-lait transformé en biogaz

Car Savoie Lactée comprend une unité de méthanisation dernier cri qui récupère les résidus de production pour en faire du biogaz. Riche en méthane, cette énergie renouvelable est utilisée dans une chaudière pour chauffer l’eau de l’usine, ou bien elle est transformée en électricité verte dans un cogénérateur. Revendue à EDF, elle constitue une autre source de revenus pour l’Union des producteurs de Beaufort. Au total, plus de 3 millions de kWh sont réinjectés dans le réseau chaque année. De quoi alimenter la consommation électrique d’au moins 1 500 habitants.

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