Veolia - agence ZUT

La boucle est bouclée !

Et si l’objectif « zéro déchet » n’était pas seulement réservé aux particuliers ? Une immense entreprise brésilienne s’est elle aussi lancée dans l’aventure.

Nous visons le long terme et le "zéro déchet".

Si vous croyez encore que l’économie circulaire est plus un idéal qu’une réalité, une théorie qu’une pratique, rendez-vous à Três Lagoas, une microrégion de l’État du Mato Grosso do Sul, au Brésil. Ici, Fibria, le plus grand fabricant au monde de pâte à papier, s’est associé en 2011 à Veolia pour opérer une transformation et une revalorisation de ses déchets minéraux. Quatre ans plus tard, le bilan est plus qu’enthousiasmant.

Naissance d’un cercle vertueux

Pour fabriquer sa pâte à papier, Fibria doit produire de la cellulose, elle-même issue de l’exploitation de plantations d’eucalyptus appartenant à l’entreprise. Le Brésil bénéficie en effet de conditions géographiques optimales permettant un cycle de croissance des eucalyptus presque trois fois plus rapide que celui des pins en Europe du Nord. Les plantations exploitées par Fibria sont gérées dans le respect d’une réglementation nationale très stricte. Néanmoins, la quantité de déchets issus de l’industrie de la cellulose est non négligeable, et nécessite des transports réguliers et coûteux vers des centres d’enfouissement. C’est là que Veolia intervient. En transformant ces déchets organiques, c’est-à-dire en recyclant les boues résiduelles, on obtient un nouveau produit : le correcteur d’acidité des sols, qui sera réinjecté dans les plantations forestières de Fibria.

Et la boucle est bouclée

Ces déchets étant recyclés, leur transport et leur stockage deviennent inutiles, tout comme leur incinération, ce qui réduit l’impact environnemental de Fibria. Par ailleurs, les utiliser au lieu du calcaire habituel pour corriger l’acidité des sols s’avère moins coûteux. Et leur quantité est telle que Fibria ne peut les réinjecter en totalité dans ses plantations, d’où l’idée d’en faire bénéficier d’autres exploitations. Augmenter ainsi la part de recyclage d’une entreprise si importante permet enfin de créer des emplois supplémentaires dans la région :
- 49 sur le site de Jacareí (État de São Paulo), qui comprend les activités de logistique et d’élaboration des correcteurs d’acidité des sols.
- 16 pour le site de Três Lagoas, qui comprend aussi l’activité d’élaboration des correcteurs d’acidité des sols.
Devant une telle réussite, Fibria se fixe des objectifs ambitieux pour l’avenir : 91,5 % de réduction du stockage des déchets issus de la production de cellulose d’ici 2025, et comme l’indique Paulo Gaia, directeur général de l’usine de Jacareí : « Nous visons le long terme et le "zéro déchet" ». Alors, croyez-vous encore qu’il s’agit d’une utopie ?

Image principale : Veolia - agence ZUT

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