« le projet Lilypad » - VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES http://www.vincent.callebaut.org

La ville flottante, un concept en vogue ?

De plus en plus, les architectes imaginent des cités flottantes. Tour d’horizon de ces architectures extrêmes, au fil des océans.

Aujourd’hui, les progrès techniques rendraient possibles les projets de villes flottantes, une alternative à la ville classique.

Avec le réchauffement climatique, le niveau des mers est en passe d’augmenter, mais l’urbanisme du 21e siècle semble se jouer de la montée des eaux : sur tous les continents, les projets de villes flottantes ont le vent en poupe. Au gouvernail, des architectes imaginatifs, avec des prototypes pas si fous, pensés pour proposer une alternative à la ville classique, et que les progrès techniques rendent aujourd’hui possibles. Encore faut-il les faire voguer – s’il y a un demi-siècle, l’architecte français Paul Maymont dessinait ainsi la première métropole flottante de l’histoire, Thalassa, pyramide aquatique au large de Tokyo, les plans sont en effet restés sur papier… D’ici cinq ans, la petite sœur de Thalassa devrait cependant émerger dans le golfe de Fonseca, au Honduras. En effet, en 2020, le Seastading Institute, avec l’aide du bureau d’études DeltaSync, entreprendrait la construction d’une île artificielle. Étude de faisabilité à l’appui – sur le site de l’Institut –, cet îlot en béton renforcé se composerait d’une série d’unités architecturales, alimentées aux énergies vertes, pour des microcommunautés flottantes tournées vers l’innovation : de l’aquaculture aux technologies de l’information, le créateur de start-up y est le bienvenu… à condition de ne pas avoir le mal de mer !

Une métropole inspirée de… la fleur de nénuphar

À l’autre bout de la planète, sur les côtes chinoises, les prix exorbitants du mètre carré poussent le secteur immobilier à innover. Ainsi, l’entreprise China Communications Construction Company (CCCC), en lien avec le bureau d’études AT Design, examine la faisabilité d’une « Floating city » de 10 km2 en pleine mer de Chine, et dont les premiers composants pourraient être testés dès 2015… Quelles que soient les motivations, la course à la ville flottante semble donc belle et bien lancée : on verra peut-être un jour voguer le gratte-ciel de la « Green Float », métropole marine de l’entreprise japonaise Shimizu Corporation, véritable building intelligent ceinturé de terres cultivables et recyclant l’eau salée ? Ou encore la cité Lilypad de l’architecte belge Vincent Callebaut, qui, avec ses trois marinas et son design inspiré de la fleur de nénuphar, pourrait accueillir 50 000 réfugiés climatiques et suivre les courants marins ? Rien n’est moins sûr, mais les architectes et leurs bâtiments semblent, en tout cas, fermement résolus à se jeter à l’eau...

 
 
 

Image principale : « le projet Lilypad »
Copyrights : VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES

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