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Polyter : augmenter les rendements agricoles avec un minimum d’eau !

Philippe Ouaki di Giorno, ingénieur agronome français, a mis au point le « Polyter ». Cette substance organique permet de multiplier les rendements agricoles tout en utilisant un minimum d’eau.

Aujourd’hui, le secteur agricole consomme à lui seul près de 70% des réserves en eau douce de la planète. Une quantité qu’il va falloir largement revoir à la baisse dans un contexte d’explosion démographique.

En effet, dans les années à venir, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. Cela signifie donc davantage de nourriture à produire, avec des quantités d’eau toujours plus faibles. Pour relever ce défi, Philippe Ouaki di Giorno a une solution.

La solution de Philippe Ouaki di Giorno : le polyter

Cet ingénieur agronome français travaille depuis plus de vingt ans à la composition d’une substance de son invention : le polyter. Issus d’un mélange de cellulose, d’engrais organique et de polyacrylate de potassium, ces petits granulés verts permettent de faire pousser des plantes en utilisant une quantité d’eau minimale.

Au moment de la plantation, les cristaux de polyter sont disposés près des racines de la plante. Une fois arrosé, chaque granulé devient une sorte de super éponge : il absorbe 97% de l’eau, gonflant parfois jusqu’à 500 fois par rapport à sa taille initiale. Les racines s’enroulent naturellement autour du polyter qui sert ainsi de garde-manger à la plante. Celle-ci peut alors y puiser les quantités d’eau et d’éléments nutritifs dont elle a besoin.

Pendant cinq ans – soit pendant toute la durée de vie du polyter -, l’eau de pluie ou un arrosage minimal suffisent pour permettre à la plante de se développer. Mieux encore : puisqu’elle bénéficie de tous les apports nécessaires, sa taille et ses rendements s’en trouvent multipliés.

Le Polyter : un enjeu mondial pour les zones arides ou surpeuplées

L’invention a séduit de nombreux acteurs en France où les villes de Dax, d’Arcachon ou encore de Fourcès l’utilisent déjà depuis plusieurs années. Mais pour Philippe Ouaki di Giorno, l’enjeu est surtout mondial : le polyter représente un espoir immense pour les pays arides ou encore pour ceux à forte densité de population. En effet, en augmentant leurs rendements avec peu d’eau, ils pourraient accroître leur quantité de nourriture tout en créant de la richesse économique.

Au Sénégal, par exemple, le polyter a permis à un village de maraîchers de faire passer sa production annuelle de tomates de 400 kilos à 2 tonnes. Le tout en utilisant seulement 3 grammes de cristaux par plants.

Le polyter pourrait donc bien constituer une réponse aux deux plus grands défis du XXIe siècle : l’explosion démographique et la raréfaction des ressources, dont l’eau est sans doute la plus indispensable.

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