© Paul Hahn/Aid by Trade Foundation

Si on filait un bon coton ?

En Afrique, la fondation Aid by Trade est à l’origine du projet CmiA (Cotton made in Africa), visant à développer sur place la culture d’un coton dit « durable ».

Savez-vous que la culture traditionnelle du coton est considérée comme l’une des plus polluantes au monde ? 24 % de l’utilisation globale de pesticides pour seulement 2,4 % de champs de culture ; jusqu’à 29 000 litres d’eau par kilo de récolte ; jusqu’à 30 traitements chimiques par an*, notamment pour le blanchiment… Autant dire que, devant un tel tableau, la culture d’un coton moins nocif pour l’environnement coule de source.

Doux pour votre peau et pour le monde

Cultivé dans 22 pays* (principalement l’Inde, la Turquie, les États-Unis et la Chine), le coton biologique, lui, est garanti sans pesticides et sans OGM et nécessite moins d’eau que son homologue classique. L’ennui, c’est qu’à la production comme à l’achat, il coûte encore cher. Voilà pourquoi la fondation Aid by Trade a décidé de promouvoir une nouvelle forme de culture de coton plus « durable » dans des pays où les enjeux du secteur cotonnier sont capitaux. Direction l’Afrique, donc, où de nombreuses petites exploitations familiales bénéficient, depuis le lancement du projet en 2012, d’une aide au développement hors du commun.

 
 

*Sources : Guide de l’Exportateur de Coton du Centre du Commerce International, et New organic World.

Bien qu’il ne soit pas proprement biologique, le coton durable est cultivé selon des méthodes modernes employant moins de pesticides et plus d’eau de pluie, d’après les principes d’optimisation des ressources et de circuits courts, enseignées sur place par les partenaires de la fondation.

Un cercle vertueux

En plus de contribuer à préserver l’environnement, la culture du coton durable améliore les rendements des exploitants. Ils peuvent ainsi s’aligner sur les prix du marché international et augmenter leurs revenus, grâce à un partenariat plus juste établi par CmiA avec des entreprises textiles mondiales. Et parce qu’on n’arrête pas le progrès, ce système dans son ensemble permet à des enfants de retrouver le chemin de l’école au lieu de cultiver les champs. CmiA, ou quand la durabilité prend tout son sens.

Image principale : © Paul Hahn/Aid by Trade Foundation

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