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20 000 promesses sous les mers

Le 17 juin 2014, les États-Unis annonçaient, lors d’une conférence internationale sur la protection des océans en péril, la création du plus grand sanctuaire marin de la planète.

Plus d’1,2 million de kilomètres carrés. C’est la surface prévue de la zone tropicale marine qui compte parmi les plus immaculées du globe. Par « immaculées », entendez « à l’abri des dégâts environnementaux causés par l’homme ». Un sanctuaire qui porte bien son nom, puisqu’il est porté par un engagement international.

« Assurons-nous que nous pourrons regarder nos enfants dans les yeux et leur dire : oui, nous avons agi et nous avons préparé un monde plus sûr et plus stable. » - B. Obama

Les îles au trésor

À l’origine, on trouve le Pacific Remote Islands Marine National Monument (Monument national marin des îles lointaines du Pacifique), un ensemble d’îles éloignées, non habitées et non incorporées aux États-Unis, mais gérées par leur département de l’Intérieur.  Coraux, poissons, crustacés, mammifères marins, oiseaux, insectes… Les espèces animales qu’abrite cette région du monde ne se comptent plus et, pour beaucoup, n’existent nulle part ailleurs. En d’autres termes, nous sommes face à une biodiversité sans égale. Seulement voilà, les scientifiques du monde entier s’accordent pour dire qu’en 70 ans, la santé de nos océans, qui couvrent 72 % de notre planète, s’est dégradée de façon vertigineuse. Fervent défenseur de l’environnement et plongeur chevronné, l’acteur Leonardo DiCaprio en témoignait lui-même lors de la conférence « Notre océan » tenue à Washington : « Ce qui ressemblait autrefois à un paysage de rêve sous-marin sans limites est aujourd’hui truffé de coraux blanchis et de zones mortes. ». Il n’en fallait pas plus au président des  États-Unis pour décider d’appliquer la loi de 1906 l’habilitant à protéger des zones d’importance historique ou scientifique dans des territoires nationaux ou sous contrôle américain. Une décision aussi historique que nécessaire, qui a fédéré pas moins de 80 autres nations. Plus d’1,8 milliard de promesses de dons ont ainsi été récoltées.

Un grand remède pour de grands maux

Outre la hausse du niveau des mers qui menace de nombreux territoires, le réchauffement climatique est aussi à l’origine d’une augmentation de la température des océans et de leur acidification, à cause des taux de CO2. Ce qui peut lourdement affecter les récifs coralliens et forcer certaines espèces à migrer, si elles ne s’éteignent pas avant... La surpêche, elle, menace non seulement la faune marine, mais aussi les populations qui en dépendent pour leur alimentation et leur croissance économique.
À terme, le sanctuaire marin du Pacifique devrait être préservé non seulement de toute pêche commerciale, mais aussi de toute extraction de ressources, dont l’extraction minière sous-marine. Seules les pêches traditionnelles et « récréationnelles » resteront permises.

Pour en savoir plus :

- Le message d’Obama (en anglais) lors de la conférence « Notre océan » 
- Le discours de Leonardo DiCaprio (en anglais)

 

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