Comment recycler et dépolluer les déchets électroniques et électriques

Près d’Angers, un site de Veolia sépare les matériaux issus des déchets électriques et électroniques afin d’optimiser leur recyclage.

Le traitement des D3E crée un cercle vertueux qui protège l’environnement tout en réintroduisant des matières rares dans l’économie.

Toujours plus de high-tech dans notre vie courante signifie aussi plus de déchets d’équipements électriques ou électroniques, dits DEEE ou D3E, lorsque les équipements qui en contiennent sont obsolètes. Ces déchets renferment des composants dangereux pour l’environnement et requièrent que l’on recycle leurs matières valorisables, comme les métaux ferreux, les matières plastiques ou encore les métaux précieux et rares. Le recyclage des D3E est depuis quinze ans un axe d’expertise majeur de Veolia. Au travers de sa filiale Triade Électronique qui compte cinq usines en France, Veolia exploite depuis 2008 à Saint-Sylvain d’Anjou, près d’Angers, un site de traitement des D3E particulièrement innovant.

Une capacité de recyclage supérieure à 80 %

Ce centre peut traiter jusqu’à 55 000 tonnes de D3E par an, dont 10 000 tonnes d’écrans, sur un territoire incluant 27 départements et représentant près de 14 millions d’habitants. Le taux de recyclage des déchets qui entrent dans l’usine est supérieur à 80 %, ce qui en fait un des centres les plus performants en France. La valorisation des déchets atteint 94 % pour le gros électroménager, 91 % pour le petit et 88 % pour les écrans, y compris les écrans plats depuis 2014. Soit des taux de valorisation bien supérieurs aux exigences réglementaires. En une heure, le centre de Saint-Sylvain d’Anjou peut traiter 70 réfrigérateurs ‒ en récupérant plus de 99 % des CFC responsables de la destruction de la couche d’ozone ‒ et désassembler 400 téléviseurs. Il dispose en outre d’un procédé innovant de séparation et de valorisation des différents plastiques, qui représentent 25 % du volume des déchets. Son process automatisé peut trier jusqu’à dix polymères différents. Les taux de pureté atteints sont ainsi supérieurs à 99 % et assurent de vrais débouchés en termes de réemploi des matériaux. Le centre de Saint-Sylvain d’Anjou, qui emploie 200 personnes – dont certaines sont handicapées ou en réinsertion sociale ‒, participe largement à la réduction de l’empreinte carbone puisqu’il permet d’éviter à lui seul près de 72 000 tonnes d’émissions de CO2 par an.

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