Photothèque VEOLIA - Alexandre Dupeyron

En Corée du Sud, EcoCycle valorise le plastique usagé en combustible solide

En Corée du Sud, Veolia EcoCycle Co. Ltd valorise les déchets du plastique en les transformant en combustibles solides qui alimentent l’industrie locale en énergie alternative.

À 65 km de Séoul, le site de transformation des déchets du plastique en combustibles solides de Yeoju permet d’alimenter une industrie locale très gourmande en énergie.

La Corée du Sud est à la croisée des chemins en matière de recyclage. Si une législation stricte a permis de réduire les volumes de déchets ménagers, « le pays du matin clair » doit trouver des solutions idoines pour les déchets industriels, car le développement de son activité économique augmente la production de déchets à traiter : + 60 % entre 2002 et 2007. Depuis 2000, le pays a accru ses efforts en matière de recyclage et fait de la valorisation des déchets l’un de ses challenges majeurs, avec l’ambition de se positionner dans les cinq premières « économies vertes » de la planète. En chiffres, cela donne un objectif d’utilisation d’au moins 10 % d’énergie renouvelable d’ici 2030. Présent en Corée du Sud depuis 1999 dans les domaines de l’eau et du traitement des déchets, Veolia contribue à cet objectif. Depuis 2007, le groupe pilote à Yeoju, dans la province de Gyeonggi, un site innovant en matière de valorisation des déchets du plastique. À 65 km de la capitale Séoul, Yeoju est connue pour la culture du riz et la céramique. La ville est aussi très dynamique dans l’industrie cimentière et papetière. C’est là, en 2007, que Veolia et KC Green Holdings ont créé une joint-venture, et un site référent en matière de gestion des déchets du plastique. En 2015, Veolia acquiert 50% du capital de KC Green Holdings et Veolia Corée possède aujourd’hui 100% du capital et agit en tant que Veolia Ecocycle. La collecte, le traitement et le recyclage des déchets du plastique aboutissent à leur valorisation en SRF ‒ Solid Recovered Fuel ‒ ou combustibles solides de récupération. Prébroyés, puis triés, secs et propres, ces combustibles solides disposent d’un pouvoir calorifique reconnu et se muent en carburant alternatif à la fois qualitatif et compétitif en prix. Ils se présentent sous la forme de pellets ou de fibres. En s’appuyant sur l’expérience européenne de Veolia en matière de SRF, l’usine de Yeoju s’est fixé un double objectif. D’abord, il s’agit de soutenir les collectivités et les industries locales dans leurs projets de collecte des déchets plastique, et ce, afin d’éviter l’enfouissement et l’incinération dans un pays très dense en population. Par ailleurs, Veolia souhaite contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en fournissant un carburant alternatif et efficient. Proche de Séoul, cette région du sud de la Corée est riche en industries gourmandes en énergie ‒ cimenteries, papeteries, fabricants de teintures. La mise à disposition d’un carburant alternatif leur permet de sécuriser l’approvisionnement, et de réduire les coûts en énergie puisque le combustible est fabriqué localement. Aujourd’hui, près de 70 000 tonnes de déchets industriels sont traitées par Veolia ES & KC EcoCycle chaque année. Ils permettent de produire 60 000 tonnes de SRF. Une production à grande échelle de carburant alternatif exemplaire pour une Corée du Sud qui veut convaincre la communauté internationale de ses ambitions vertes.

Image principale : Photothèque VEOLIA - Alexandre Dupeyron

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