Et si on récupérait le mercure ?

La plupart des lampes contiennent des métaux lourds tels que le mercure, qui, non traités, polluent les sols, l’air et l’eau. Dans le Massachusetts, Veolia recycle 99 % des composants de ces éclairages.

Chaque année, plus de 19 500 tonnes de déchets électroniques et d’éclairage, dont les lampes fluorescentes, sont collectés, traités et recyclés par Veolia aux Etats-Unis.

Grâce aux mesures de précaution sanitaire mises en œuvre depuis de nombreuses années, les expositions au mercure sont heureusement rares aux États-Unis. Mais certains produits présentent encore des risques toxiques. C’est par exemple le cas des nouvelles générations de lampes à basse consommation (lampes fluorescentes ou tubes néon) lorsqu’elles sont cassées. Selon l’agence de protection environnementale américaine, 3 % du mercure qu’elles contiennent s’évacuent dans l’air quand on les transporte après usage vers des centres d’enfouissement ou d’incinération. Sans parler des émanations qu’elles répandent dans les sols quand elles sont enfouies ou dans les airs quand elles sont incinérées.

Des enlèvements sous haute protection

Pour éviter ces pollutions, Veolia a construit et gère depuis 2013 une usine dernier cri dans le Massachusetts. Cette installation basée à West Bridgewater est capable de recycler 99 % du total des lampes reçues. Les rebuts de lampes en verre, métaux et poudre de phosphore contaminée sont séparés à sec. La poudre est pyrogénée ou distillée afin de récupérer le mercure et les terres rares, ces métaux aux propriétés électromagnétiques utilisés dans nos télévisions, Smartphones, batteries de voiture, éoliennes, ou même lentilles de contact.

250 kg de mercure élémentaire recyclé chaque année

Pour récupérer ces déchets en petites quantités, Veolia propose des contenants d’expédition dédiés afin d’y installer avec précaution lampes, ampoules, tubes fluorescents et ballasts. Pour les volumes plus conséquents, le Groupe procède à l’enlèvement des déchets bien calés dans des boîtes ou des barils. Résultat : pas de risque de pollutions en cas de casse de ces lampes lors de leur transport pour traitement. Elles sont bien confinées.

Grâce à l’usine du Massachusetts, Veolia traite chaque année près de 7 000 tonnes de déchets électroniques et électriques et récupère au moins 250kg de mercure élémentaire issu des lampes fluorescentes. Autant de matières toxiques triées et extraites du flux des déchets pour préserver l’homme et la nature des conséquences néfastes de ces métaux lourds.

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