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Quand le Big Data façonne les villes de demain

Plus économe en énergies, plus respectueuse de nos ressources, plus sécurisée, plus agréable à vivre, la ville du futur est pleine de promesses… qui seront tenues grâce au Big Data.

Imaginez : vous êtes en 2030. Comme chaque matin, vous vous préparez avant d’aller travailler. Sur le miroir de la salle de bains s’affichent plusieurs chiffres en temps réel : la quantité d’eau que vous utilisez sous la douche, votre consommation électrique, la température au sein de votre foyer, mais aussi l’empreinte carbone de votre immeuble ou la fréquence du métro qui passe juste en-dessous. Une fois dehors, vous vous dites que par ce beau temps, vous prendrez plutôt un vélo en libre-service. Votre Smartphone vous indique le nombre de vélos disponibles aux bornes les plus proches de vous, ainsi que le trajet le plus fluide en termes de trafic. Sur la route, à un feu rouge, vous parcourez du regard la paroi d’un Abribus : les dernières nouvelles du monde s’affichent en filigrane, en texte, en image et en 3D. Ce n’est pas de la science-fiction. Cela a même déjà commencé.

La « Sainte-Trinité » de la « smart city »

Vous l’aurez compris : ces chiffres, ces informations livrés en temps réel, c’est au Big Data qu’on les doit, ce flux gigantesque de données produites chaque jour (qui auraient atteint, d’après l’EMC, 1 800 milliards de mégaoctets en 2011). Ces données  sont collectées de diverses manières : logiciels d’entreprises publiques (transport, télécommunications), caméras et appareils de mesure installés par la ville, ou encore applications mobiles et objets connectés utilisés par chacun d’entre nous. Un flux qu’il serait impossible de capturer sans le cloud, cet espace de stockage nouvelle génération. C’est donc sur ce triptyque « cloud computing / Internet des objets / Big Data » que repose la dynamique de la ville intelligente. Mais n’est-ce qu’un nouveau mode de vie ?

La fin justifie les moyens

Habiter une ville intelligente, ce n’est pas seulement avoir affaire à une technologie de pointe chaque jour. Ce n’est pas vivre plus vite ou de façon plus ludique. C’est d’abord tenter de vivre mieux. En 2025, nous serons 4,3 milliards de citadins. Une expansion qui induit directement celle de notre consommation en eau, en énergie, mais aussi celle de notre production de déchets et de notre impact global sur l’environnement. Sans compter l’amoindrissement de nos ressources naturelles. Vivre dans une « smart city » signifie vivre dans un lieu qui interagit avec ses habitants, qui a été pensé pour répondre à leurs besoins spécifiques. Dans cette perspective, le recours au Big Data s’avère intéressant pour répondre à l’urgence de la situation de manière efficace et durable.

Ici, maintenant

Si c’est l’horizon que l’on scrute en songeant aux villes connectées, il suffit de regarder autour de nous pour voir les premières initiatives en la matière. Grâce au Big Data, on peut aujourd’hui visualiser en 3D une ville « vivante ». Individus, foules, véhicules, trafic et autres flux sont alors modélisés en temps réel. Une technologie à laquelle Veolia contribue via son partenariat avec la start-up lyonnaise ForCity, dont le concept est issu des recherches menées par Veolia. Le but ? Mieux saisir les interactions entre tous les acteurs d’une ville (habitants, infrastructures, services, géographie), pour mieux visualiser l’impact du développement urbain.
Circulation, sécurité routière, propreté… Tous les aspects de la vie citadine font peu à peu l’objet d’une gestion plus responsable. ZenPark, par exemple, est le premier opérateur de parking partagé automatisé. Parce qu’on estime que le nombre de places de parking inoccupées chaque année en France s’élève à 650 000, et qu’1 automobiliste sur 3 roulant en ville cherche une place, la start-up française a créé un service qui permet aux conducteurs de réduire leur temps de recherche, donc leurs émissions de CO2.
À Rio de Janeiro, en prévision des Jeux olympiques de 2016, IBM a développé, grâce aux datas et à des caméras implantées dans la ville, des outils de gestion des travaux publics et du réseau routier, pour mieux faire face aux inondations et autres glissements de terrain dont ce dernier est régulièrement victime.
En matière de propreté, Veolia, dans le Pas-de-Calais, a développé un véritable outil de communication entre les habitants. Via un site web et une application mobile, ces derniers sont informés en continu sur les dispositifs de collecte des déchets. Ils peuvent aussi géolocaliser les déchèteries à proximité ou signaler un incident.

On ne compte plus non plus les myriades de capteurs (température d’un bâtiment ou consommation énergétique, par exemple) qui émergent peu à peu dans les entreprises ou chez les particuliers du monde entier.
En somme, le Big Data ouvre la voie à une réconciliation entre nature et ville, environnement et besoins des populations.

Pour en savoir plus :

- Découvrez l’activité de ForCity
- Comment fonctionne précisément ZenPark ?
- PredPol en détail
- Découvrez le blog IBM Smarterplanet et apprenez-en plus sur les Big Data, avec la participation de Laurent Auguste, Directeur Innovations et Marchés chez Veolia. 

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