Photothèque Veolia - Jean-Marie Ramès

Recyclage sur toute la ligne… du RER A

La RATP a confié à Veolia le démantèlement de 317 wagons du RER A en fin de vie. Pour relever le défi, le groupe a construit une unité de traitement unique en France.

97 % des matériaux composant les wagons peuvent être réutilisés.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que deviennent les vieux wagons de métro et de train ? Aux États-Unis, les rames du métro new-yorkais hors d’usage sont expédiées au fond de l’Atlantique, afin de créer des récifs artificiels et de favoriser le développement d’espèces sous-marines. Mais la plupart du temps, les wagons en fin de vie sont démantelés.

Le démantèlement : un véritable enjeu environnemental

Le démantèlement de ce que l’on appelle les « matériels roulants » est aujourd’hui un enjeu environnemental et un véritable challenge technique. L’opération permet de recycler d’importantes quantités de matières premières telles que l’acier, le cuivre ou l’aluminium, mais nécessite de maîtriser une chaîne d’expertises très complexe : logistique, déconstruction, désamiantage, valorisation des matériaux recyclables, traitement des déchets ultimes, commercialisation des matières premières secondaires...

Veolia est capable de fournir l’ensemble de ces prestations. C’est la raison pour laquelle la RATP lui a confié le démantèlement et le recyclage des vieilles rames du RER A, la ligne la plus fréquentée du réseau d’Île-de-France (et d’Europe). Elle l’a chargé du désamiantage et de la déconstruction de pas moins de 317 wagons sur une période de quatre ans, de 2013 à 2017.

Pour relever le défi, Veolia a construit une salle blanche sous dépression permettant de traiter l’amiante sous confinement total, et d’éviter toute dispersion de particules. Il s’agit là d’un préalable indispensable pour valoriser les matériaux en toute sécurité. Cette plateforme, basée à Torvilliers, près de Troyes dans l’Aube, a d’ailleurs été jugée comme « unité de référence » par les services de l’État en charge du contrôle de l’installation.

97 % des matériaux composant les wagons du RER A peuvent être recyclés

Le processus de démantèlement se compose de plusieurs grandes étapes. Une fois acheminée par convoi exceptionnel sur le site, chaque rame est débarrassée de ses éléments de mobilier (luminaires, banquettes, marchepieds, etc.) puis placée dans la fameuse salle blanche pour être désamiantée. Après prise de mesures, la dépollution commence. Les rames sont décapées et les eaux utilisées lors de cette opération sont récupérées puis filtrées afin d’être réemployées en boucle fermée dans le décapage des rames suivantes. Enfin, la carcasse du wagon est découpée et les différents matériaux qui la composent sont triés et commercialisés : l’acier est destiné au secteur sidérurgique, les métaux non ferreux (cuivre, inox, aluminium) aux affineurs, et le reste des matériaux (dont du verre) est orienté vers des filières de valorisation.

Au total, ce sont 97 % des matériaux composant les wagons qui peuvent être réutilisés, dont 85 % d’acier, 10 % de métaux non ferreux et 2 % de matériaux divers. Sur la durée du contrat, cette solution permettrait d’éviter l’émission de 20 549 tonnes de CO2.

Image principale : Photothèque Veolia - Jean-Marie Ramès

comments powered by Disqus