Recyclez, jeunesse !

Recyclez, jeunesse !

À l’heure où le tri de nos déchets quotidiens importe plus que jamais, les études se multiplient et aboutissent à la même conclusion : le recyclage laisse les jeunes… hésitants.

« Je laisse mes parents se débrouiller avec ça. »

Et si nous cessions de nous fier à nos a priori ? Car force est de constater que les jeunes, qui incarnent pourtant l’avenir, ne sont pas suffisamment portés sur la question. Mais qu’entend-on exactement par « jeunes » ? Quel âge ont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leurs opinions ?

L’âge du recyclage

D’après une étude commandée par Veolia Royaume-Uni à l’institut de sondage YouGov, les Anglais les moins portés sur la question du tri, du recyclage, et plus généralement de l’environnement, auraient entre 18 et 24 ans.

Autre chiffre étonnant : ces mêmes jeunes ne seraient que 29 % à considérer que c’est notre devoir à tous (contre 42 % chez les plus de 55 ans). Les 71 % restants jugeraient que c’est plutôt au gouvernement de s’en occuper, à l’échelle régionale comme nationale.
D’un point de vue psychologique, tandis que 40 % des seniors croient en la possibilité d’atteindre l’objectif européen de recyclage de la moitié des déchets ménagers d’ici 2020, seuls 26 % des jeunes se montrent optimistes. Les autres jugent cela tout bonnement impossible.

En France, toujours dans cette « génération Facebook », seuls 36 % des lycéens et 37 % des étudiants trient leurs déchets systématiquement, sur une base nationale de 44 %, toutes tranches d’âge confondues*.

Le pourquoi du comment

« La plupart des gens pensent que les jeunes sont plus conscients des enjeux sociétaux et environnementaux », affirme Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia Royaume-Uni et Irlande. Cette croyance est plutôt bien fondée : après tout, voilà une vingtaine d’années que le principe du tri sélectif s’est introduit dans les foyers. Ces jeunes ont grandi avec. Mais alors, d’où vient ce détachement ? « Je laisse mes parents se débrouiller avec ça. J’ai toujours peur de me tromper de poubelle et, franchement, je n’ai pas envie d’aller voir sur Internet quand j’ai un doute sur un emballage. » confie une adolescente au quotidien régional français Le Parisien. Autre contexte, autre argument : un étudiant affirme ne pas avoir suffisamment de place dans son logement pour posséder deux poubelles distinctes. C’est d’ailleurs l’excuse de la superficie du foyer qui revient le plus souvent. Enfin, dernier critère visiblement déterminant : la taille, la propreté et la proximité des conteneurs mis à la disposition des citoyens peuvent, ou non, encourager ces derniers à trier. Au final, seules les familles avec enfants et habitant un logement de plus de 60 mètres carrés recyclent de façon systématique.

Un « remède » ?

La sensibilisation ! Rien de tel que l’information pour changer les comportements. Ainsi, Veolia Royaume-Uni organise régulièrement pour les jeunes des visites de ses centres de recyclage, et promeut le tri sélectif en misant sur la simplicité, voire sur la simplification du geste, notamment grâce à de bons aménagements urbains et à une information claire et accessible à tous.
Pour ces initiatives, l’institution a d’ailleurs reçu un prix dédié aux entreprises de développement durable, et a récolté quatre étoiles dans l’index 2014 de la Community’s Corporate Responsibility. Une reconnaissance qui doit d’abord servir à nous rappeler que les premiers concernés par l’environnement, ce sont les jeunes eux-mêmes, puisque ce sont eux qui en hériteront. Alors triez, jeunesse.

* Sondage Ipsos pour Eco-Emballages, réalisé sur Internet en 2014, auprès de 5 500 Français.

Le recyclage est une question d’avenir. Celui-ci est symbolisé par les jeunes.

Pour en savoir plus :

- Découvrez l’article complet du Parisien concernant les jeunes et l’environnement.

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