Crédits - DR (http://cargocollective.com/unebanane/Givebox-Montreal-Terrasse-Ephemeres)

La Givebox, boîte à surprises solidaire

Depuis 2011, des Givebox fleurissent çà et là, sur les trottoirs des grandes villes et dans les lieux associatifs et culturels. Dans ces « boîtes à donner », des anonymes déposent ce dont ils n’ont plus besoin et prennent ce dont ils ont envie.

Une Givebox prend généralement la forme d’une armoire ou d’une petite cabane fabriquée maison à partir de matériaux de récupération. De grandes palettes en bois, une tringle, des cintres et quelques étagères suffisent. À l’intérieur, on trouve un peu de tout : des vêtements, des bouquins, des DVD, des appareils électroménagers, des jouets, de la vaisselle... On peut prendre et donner librement, on peut également donner sans prendre ou prendre sans donner.

Il y a, dans ce concept de boîtes à dons, une certaine poésie. On y place un objet comme on pourrait lancer une bouteille à la mer, sans connaître son destinataire.

Il y a, dans ce concept de boîtes à dons, une certaine poésie. On y place un objet comme on pourrait lancer une bouteille à la mer, sans connaître son destinataire. Un objet qui a peut-être une histoire, un sens particulier à nos yeux, et on se surprend à imaginer avec plaisir qu’il fasse le bonheur d’un inconnu : un lecteur boulimique, un bidouilleur, un mélomane ou une personne dans le besoin. Et puis, il y a quelque chose d’excitant et de ludique à fouiller dedans. On pourrait y dénicher une perle rare ; un bibelot qui complétera sa collection, ou le blouson en cuir usé dont on ne pourra plus jamais se séparer.

La première Givebox est apparue à Berlin. Andreas Richter, un jeune styliste allemand, souhaitait se débarrasser de tout un tas de choses qui encombraient son appartement sans se résoudre à les jeter. Il décide alors de les déposer dans la rue, à la disposition des passants. Une pratique assez répandue, finalement – qui n’a jamais pioché dans un carton abandonné de fringues, de livres ou de vieilles VHS ? Sauf qu’Andreas, lui, va placer tout cela dans une grande boîte qu’il décorera et aménagera avec soin. C’est quand même plus engageant qu’un sac plastique éventré ! Son invention, qui s’inscrit parfaitement dans une culture du DIY qui foisonne à Berlin, va se propager rapidement un peu partout dans le monde. On a ainsi vu apparaître des Givebox en France, en Belgique, en Espagne, en Angleterre ou au Canada.

Une initiative géniale et désarmante de simplicité, à la fois durable et solidaire, qui repose sur la volonté d’offrir aux autres plutôt que de jeter et de donner une deuxième vie à nos objets et à nos vêtements. La Givebox promeut le sens de la communauté et l’idée selon laquelle un objet qui ne nous sert pas ou ne nous plaît plus n’est pas forcément un objet qui est tout juste bon à jeter.

En savoir plus :

- Un bel article sur les Givebox, sur le site officiel de l’office de tourisme de Berlin
- Mais qu’est-ce qu’une « Givebox » ?
- Dans le même esprit, Little Free Library

Image principale : crédits - DR

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