Marais en Louisiane - Getty Image

Les stations d’épuration au secours du bayou

Des milliers de mètres carrés de bayous sont engloutis tous les ans. En exploitant ses stations d’épuration, l’acteur local de l’eau, le Sewerage and Water Board, contribue à endiguer ce phénomène.

Un terrain de football. C’est l’équivalent de la surface perdue chaque heure par les mangroves, lagunes, marais et bayous, qui font la richesse de la Louisiane.

Souvenez-vous, il y a dix ans. Entassés dans des barques de fortune dérivant sur les eaux mêlées du Mississipi et du lac Pontchartrain, des survivants errent entre les toits des maisons. Les rues inondées de la Nouvelle-Orléans deviennent alors le triste symbole des désastres causés par Katrina. Cet ouragan aux rafales soufflant jusqu’à 280 km/h s’est formé le 23 août 2005, provoquant la mort de 1 800 personnes et semant la désolation dans la région du golfe du Mexique.

Pour répondre à l’urgence de santé publique, le Sewerage and Water Board de la Nouvelle-Orléans et son partenaire Veolia ont travaillé jour et nuit pour remettre en état les installations de traitement des eaux usées.

Dix ans plus tard, le Sewerage and Water Board se mobilise pour répondre à un autre défi : la régénération de toutes les zones marécageuses si caractéristiques de la Nouvelle-Orléans, également endommagées par Katrina.

48 750 km² de marais disparus

Un terrain de football. C’est l’équivalent de la surface perdue chaque heure par les mangroves, lagunes, marais et bayous, qui font la richesse de la Louisiane. Entre 1932 et 2010, 48 750 km² de zones marécageuses ont été rayés de la carte à cause de la densification et des ouragans (Katrina et Rita en 2005, puis  Gustav et Ike en 2008). Alors, pour restaurer ce patrimoine côtier à la biodiversité si unique, le Sewerage and Water Board a développé un projet d’assainissement des marais en partenariat avec l’université locale de Tulane.

Des biosolides pour nourrir les cyprès

Le principe : utiliser la matière organique nutritive issue du traitement des eaux usées pour surélever d’environ un mètre la zone humide endommagée et faciliter ainsi la croissance des cyprès et des tupelos, ces arbres si typiques des bayous. Ainsi transformées en forêt luxuriante, les zones marécageuses de Louisiane pourront recouvrer leur rôle de poumon vert et constituer de nouveau un rempart naturel en cas de graves intempéries. Un bénéfice majeur pour la Nouvelle-Orléans, qui fait partie du réseau des « 100 villes résilientes » (initié par la Fondation Rockefeller).

Image principale : Marais en Louisiane - Getty Image

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