Pour respirer de l’air pur, il n’y a pas meilleur endroit que chez soi

C’est un fait connu : de nombreuses plantes ont la faculté de nous fournir de l’oxygène. Face à la pollution, ce fait prend toute son importance.

Elle fait partie des destinations qui attirent toujours plus de touristes chaque année. Pourtant, c’est aussi la ville la plus polluée au monde, détrônant Pékin depuis peu. Son nom : New Delhi. Soit un taux de particules polluantes environ douze fois supérieur à la limite d’exposition recommandée par l’OMS, et pas moins de 620 000 décès par an liés à des maladies respiratoires. Face à ce désastre, le chercheur Kamal Meattle, spécialisé en biologie végétale et en développement durable, propose une solution aussi simple que radicale : des plantes.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », a dit le Mahatma Gandhi.

Une  combinaison « magique »

Il y a plus de vingt ans, des médecins annoncent à Kamal Meattle que son allergie à l’air de New Delhi a diminué sa capacité pulmonaire de 30 %, et qu’à ce rythme il finira par en mourir. Grâce à l’IIT (Indian Institute of Technology), le TERI (The Energy and Resources Institute) et des données de la NASA, le scientifique identifie trois plantes vertes communes qui pourraient changer son quotidien comme celui de millions d’Indiens. La première est un petit palmier d’intérieur nommé Areca, capable de fixer le CO2 et de le transformer en oxygène. La deuxième s’appelle Sansevière, et opère de la même façon, mais la nuit. Quant à la troisième, Pothos, elle a la faculté d’absorber les COV (Composants Organiques Volatils) responsables de nombreuses irritations. En combinant les trois dans un même espace, Meattle crée un purificateur d’air entièrement naturel ne nécessitant aucune énergie électrique.

La puissance de la nature

Dans le bâtiment où travaille le chercheur, 1 200 spécimens de ces plantes filtrent l’air chaque jour pour 300 personnes, sur une surface totale de 4 600 m2. Résultat : une étude du gouvernement indien démontre que c’est le bâtiment le plus sain de la ville en matière d’air. Mais les progrès ne s’arrêtent pas là ! L’impact des irritations oculaires des occupants aurait diminué de 52 %, les maux de tête de 24 %, et l’altération pulmonaire de 12 %. Sans parler de l’augmentation de 20 % de la productivité humaine. Des chiffres qui confèrent un crédit indéniable au dispositif de Meattle.

Depuis, ce purificateur d’air naturel a été testé avec succès dans un bâtiment à plus grande échelle, au moyen de 60 000 plantes sur une surface totale de 163 000 m2. Quand on sait que la prochaine décennie devrait voir 60 % de la population mondiale s’installer en ville, de tels systèmes, peu onéreux, respectueux de l’environnement et à l’efficacité prouvée, s’annoncent comme une belle promesse. Car comme le dit Meattle citant le Mahatma Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

En savoir plus :

- Ted de Kamal Meattle

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