Recycler au bureau, c’est possible avec un lombricomposteur !

Marc de café, sachets de thé, trognons de pomme… Votre poubelle de bureau déborde de déchets organiques faciles à composter. Lancez-vous donc dans le lombricompostage avec vos collègues.

Valoriser votre poubelle, limiter la collecte de déchets et récupérer du compost de qualité pour vos plantes vertes : c’est la promesse du lombricompostage au bureau.

Du marc de café, des sachets de thé, des trognons de pomme, un peu de papier, un peu de carton… La poubelle de votre bureau regorge de déchets qui ne demandent qu’à être recyclés ! Alors, pourquoi ne pas tenter l’aventure du compostage ? C’est en effet le meilleur moyen pour réduire les déchets organiques non consommables, soit près de 30 % du volume total des déchets. Aujourd’hui, ce geste citoyen n’est plus réservé à ceux qui possèdent un bout de jardin ou un grand balcon. Bien sûr, avoir des poules pour manger les épluchures ou faire du paillage, ça ne se concilie pas trop avec une vie de bureau ! Mais il existe une méthode de compostage adaptée à votre kitchenette d’entreprise ou à votre open space : le lombricompostage. Ce système requiert peu de place et n’émet aucune odeur si l’aération est faite dans les règles. Son principe est simple : accueillir des vers gloutons de type eisenia – et pas des vers de terre creuseurs. Ils avalent quotidiennement leur poids en déchets puis les digèrent. Résidus de café, de thé, trognons de pomme, carton, papier noir et blanc, pain… Les éléments de votre poubelle de bureau vont retrouver une seconde vie. À la clé, une valorisation des déchets qui fournit un compost solide de grande qualité ‒ qui peut être redistribué pour les jardins ou les plantes des employés ‒, et un engrais liquide, le « thé de vers », à diluer dans 9 fois son volume d’eau pour nourrir vos plantes d’intérieur.

Pas de souci, les vers aiment l’obscurité !

Pour ceux qui seraient réticents à avoir des petites bêtes près de leur ordinateur, nulle crainte à avoir ! Les vers confinés dans la litière de base du lombricomposteur – du terreau et un peu de sable, par exemple ‒  sont à l’abri des prédateurs et peuvent se multiplier et se nourrir sans encombre… et sans envie de sortir de la boîte ! Privilégiez des espèces qui aiment particulièrement l’obscurité et qui n’auront nulle envie de se déplacer sous votre lampe de bureau ! Pour vous renseigner et vous former au lombricompostage, plusieurs pistes sont envisageables, dont la très sérieuse École du compost dans les Hauts-de-Seine, à Colombes. Elle propose des formations pour les particuliers, les collectivités et les élus. Vous pouvez aussi contacter votre communauté d’agglomération, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’ADEME, ou encore Veolia. Par ailleurs, des sociétés de conseil indépendantes comme Organeo ou des sociétés coopératives et participatives comme la SCOP bretonne Eisenia peuvent vous accompagner sur un projet de compostage autonome. En internalisant une partie de la gestion de vos biodéchets, dites-vous que la machine à café collective servira doublement de lien entre collègues !

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