Rothy’s, la ballerine tricotée en plastique recyclé

Jeune marque fondée en 2012 à San Francisco par Roth Martin et Stephen Hawthornthwaite, Rothy’s commercialise de jolies ballerines recyclées et recyclables, fabriquées à partir de bouteilles en plastique usagées.

Une ballerine « tricotée » en six minutes

Il aura fallu trois ans de R&D à Roth Martin et Stephen Hawthornthwaite pour mettre au point LA ballerine idéale, celle qui, à leurs yeux, répond le mieux à la fois aux contraintes de production, aux critères de durabilité et d’économie circulaire, et à leurs exigences en termes de design et de confort.

Les deux fondateurs de Rothy’s ont développé une technique innovante, qui leur permet de tirer parti au mieux de leur matière première : les bouteilles en plastique. Une fois récupérées, les bouteilles sont débarrassées de leur bouchon et étiquette, puis stérilisées. Elles sont ensuite réduites en flocons, ceux-ci étant alors fondus afin d’être transformés en bobines de filament. Expédiés en Chine, les filaments de plastique recyclé alimentent alors des imprimantes 3D, qui vont permettre de « coudre » la ballerine d’un seul tenant dans une matière souple et respirante. Le processus est ultrarapide : il faut six minutes pour fabriquer une paire de chaussures.


Pas de chutes, pas de déchets

En sortant de la machine, la ballerine est quasiment prête à être portée ; elle épouse déjà parfaitement la forme du pied, et ne nécessite ni coutures, ni rivets, lacets, ou élastiques. Au total, les chaussures écoconçues Rothy’s utilisent trois matériaux : la tige, qui recouvre le pied, est entièrement fabriquée à partir de plastique recyclé, tout comme la semelle intérieure, attachée à une mousse recyclable. La semelle d’usure est quant à elle faite de caoutchouc naturel.
 
Grâce à l’impression 3D, le processus, économe en matière première, ne génère presque pas de chutes et donc, presque pas de déchets. « Notre procédé de fabrication nous permet de "tricoter" des pièces en trois dimensions en utilisant la quantité exacte de matière requise. Ainsi, cela fonctionne un peu comme une imprimante à jet d’encre, qui puise l’exacte quantité d’encre dont elle a besoin pour effectuer sa tâche, et la répéter autant de fois qu’il est nécessaire », explique Roth Martin au magazine américain Fast Company.
 
Cerise sur le gâteau, les ballerines sont lavables en machine et, une fois usées, leur propriétaire peut les expédier à PlusFoam, une start-up spécialisée dans le recyclage, qui leur donnera (encore !) une nouvelle vie. 
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